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Adobe Rush arrive sur Android

Adobe Premiere Rush est arrivé officiellement sur la plateforme Android après iOS, Mac et Windows. Mais ne rêvez pas trop : l’appli ne fonctionne que sur très peu de modèles, le moins puissant étant le Samsung Galaxy S8.

En janvier dernier, pour le lancement du Samsung Galaxy S10, Adobe avait été invité à montrer une pré-version de son appli de montage cross-devices fonctionnant sur le nouveau fleuron de la marque coréenne. Aujourd’hui c’est officiel : Adobe Premiere Rush -application qui permet de commencer à monter sur son smartphone, de continuer sur ordinateur avec le logiciel éponyme en plaçant ses rushes dans le nuage, et même d’importer le projet Rush dans Adobe Premiere Pro- peut être téléchargé depuis le Samsung Galaxy Store ou le Google Play Store pour quelques Android un peu haut de gamme à partir du Galaxy S8 (voir liste plus bas ou sur la page d’Adobe).

Le 15 mai dernier, Adobe tenait une conférence de presse virtuelle (en ligne et par téléphone) à laquelle j’avais été convié. Aucune annonce extraordinaire si ce n’est l’arrivée de Rush sur Android durant ce webinar expédié en 30 minutes avec une démo plus que succinte de l’appli sur un Galaxy S10 en 12 minutes chrono et quelques questions des participants restées sans réponses. Tout ce qu’il y avait à savoir (et à garder secret jusqu’au 21 mai), c’était qu’Adobe Rush pour Android offrirait les mêmes fonctions que les versions iOS, Mac et Windows. Mais à la question « quels autres Android pourront en profiter », Adobe s’est contenté de répondre qu’elle fonctionnerait petit à petit sur d’autres smartphones… En se gardant de préciser. Alors j’ai re-sorti ma panoplie de journaliste -même si ma dernière carte de presse date de 2016-  et j’ai insisté. Pour finir par obtenir le liste très exhaustive des modèles éligibles aujourd’hui :

  • Samsung Galaxy S10/10+, S10e, S9/9+, S8/S8+, Note9, Note8
  • Google Pixel 3/3XL, 2/2XL, 2/2XL
  • OnePlus 6/6T

Les utilisateurs d’Android de milieu de gamme qui attendait l’appli comme le messie en seront pour leurs frais. Une pierre MoJo de plus dans le jardin d’iOS où Rush fonctionne sur tous les modèles d’iPhones -depuis le 5S-  (et d’iPad) dès qu’il sont en mesure de fonctionner sous iOS 11 !

Quelle que soit la plateforme (iOS, Android, Mac ou Windows), l’application reste librement téléchargeable et utilisable gratuitement jusqu’à l’export (la finalisation de la vidéo) de trois projets. Au delà, il faut un abonnement. Soit un abonnement à Rush de 10$/mois via Adobe, via le Samsung Galaxy Store ou le Google Play Store qui donne droit à 2 Go des stockage dans le cloud d’Adobe ; soit un abonnement à une des offres Creative Cloud (à la suite CC totale, à Premiere Pro ou à une offre « étudiant ») assortie de 100 Go de stockage sur le cloud d’Adobe.

NB : Même si j’ai été irrité par le peu d’infos de cette conférence virtuelle privée (pourtant sous embargo), je continue de penser qu’Adobe Rush est un très bon outil de montage, si ce n’est le meilleur côté Android sur de nombreux aspects (si ce n’est celui de la compatibilité). L’appli se suffit à elle-même pour l’essentiel des petites productions MoJo –notamment avec sa fonction de « ducking audio » automatique– et c’est une solution à envisager sérieusement dans des structures où on utilise déjà Adobe Premiere Pro via une offre CC… si les collaborateurs disposent d’iPhones -même vieux de 4 ou cinq ans- ou d’Android récents et assez haut de gamme. Un filon quand même :  le site de reconditionnement second-handphones.com sur lequel je me fournis depuis deux ans où l’on trouve des Galaxy S8+ d’occasion en bon ou très bon état et garantis 12 mois à partir de 200 €.  Ultime précision (parce qu’un lecteur me l’a soufflée alors que pour moi cela coulait de source ) : une fois le projet Rush importé puis modifié dans Adobe Premiere Pro (version 2019 au moins), Rush n’est plus en mesure en mesure de l’ouvrir. Pas de rétro-compatibilité.

 

Laurent Clause

Laurent Clause

Journaliste par vocation, spécialiste des nouvelles technologies depuis la fin des années 80, je suis devenu réalisateur d'images et formateur, formateur vidéo smartphone en particulier. J'interviens avec ma société Milledix ainsi notamment qu'à Gobelins l'Ecole de l'Image, Sciences Po Paris et pour le groupe CapCom. J'enseigne l'écriture audiovisuelle, le montage avec FCP X ou Adobe Premiere Pro, et je forme à la vidéo-mobile, au MoJo (mobile journalism), au tournage avec Filmic Pro, Open Camera ou autres et au montage notamment avec LumaFusion, Adobe Rush et Kinemaster.

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