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Shoulderpod G2 : le grip costaud pensé pour les pros

Avec son nouveau G2, Shoulderpod réinvente le grip pour smartphone à destination des professionnels avec une poignée ergonomique, massive, solide et prête à supporter plus d’accessoires que de besoins. Une belle évolution… à un prix qui plus est raisonnable.

Chez les pros du MoJo, quand on pense « grip », on pense naturellement à Shoulderpod. La marque catalane est devenue une référence avec son S1, un grip conçu il y a six ans, sorte de pince-étau à la mâchoire réglable grâce à une mollette. Si simple et efficace qu’il fut maintes fois copiés depuis par par les fabricants chinois. Au S1 originel, Shoulderpod avait ajouté par la suite une batterie d’accessoires optionnels (poignées, barre, cold-shoe…) souvent en bois, permettant à chaque utilisateur de construire sa poignée modulaire, façon Meccano, en fonction de ses besoins. Et chacun y était allé au fil des ans de ses remarques, demandes et desiderata. Avec le Shoulderpod G2, fort des critiques et suggestions de sa communauté de clients, le constructeur espagnol a finalement repensé son grip pour les professionnels… avec un prix bien plus raisonnable que ses précédents modèles : 60 €.

Quand on a connu le S1, le G2 paraît massif de prime abord. Mais il n’est pas si lourd que son gabarit le laisse supposer. Et l’ergonomie de son design -les dénivelés sur son châssis, aux endroits où les doigts viennent se posent- assure une bonne prise en mains tant en mode paysage qu’en mode portrait. C’est d’ailleurs là qu’on prend conscience qu’un peu de poids ne nuit pas, au contraire : parce que le G2 pèse un peu (417 g), il assure davantage de stabilité en mains qu’un grip ultra-léger. Le principe de fonctionnement est simple : un seul bouton en façade qui écarte le ressort de la mâchoire chargée de pincer le smartphone à l’arrière. Détail d’importance, si le G2 est « universel », il ne peut serrer que les smartphones d’un bon gabarit (Galaxy S7 ou iPhone 6 et suivants), mais pas les plus petits « form factor » type iPhone 5, 5S ou SE. Enfin, une fois le smartphone inséré, le bouton poussé vers le haut verrouille la mâchoire afin de le sécuriser parfaitement. Deux pas de vis sont présents pour arrimer le grip sur un pied en mode paysage ou portrait. Et sur son pourtour, Shoulderpod a placé une ribambelle de cold shoes, ces « sabots » qu’on trouve traditionnellement au sommet des appareils photo pour accrocher un flash. 6 au total, 3 sur le dessus en mode paysage, les trois autres sur les côtés… Plus qu’il n’en faudra à la plupart des journalistes mobiles pour fixer qui un une LED, qui un micro canon, qui le récepteur d’un micro HF… En définitive, passé le choc du volume de ce gros morceau de plastique, le G2 est très plaisant et pratique à l’usage. Les smartphones sont vite en place, bien plus vite insérés que dans le S1 qu’il fallait visser, et la poignée bien en mains stabilise naturellement mieux que la plupart des grips légers. Le seul reproche qu’on pourrait éventuellement lui faire, c’est de ne pas avoir pensé à une solution pour accrocher les petites interfaces audio type iRig d’IK Multimédia ou Smartrig de Saramonic. Ces dernières arborent généralement une petite lanière en velcro qu’il eut été malin de pouvoir glisser dans une fente sur un côté du G2, pour éviter à ces boîtiers de pendre le long.

Quoi qu’il en soit, Si le smartphone -même grand format- tiendra toujours dans la poche, ce grip G2 impose définitivement le recours à un gros sac pour emporter la poignée… et tous les accessoires qu’on souhaite y greffer. On est pro, ou on ne l’est pas !

Laurent Clause

Laurent Clause

Journaliste par vocation, spécialiste des nouvelles technologies depuis la fin des années 80, je suis devenu réalisateur d'images et formateur, formateur vidéo smartphone en particulier. J'interviens avec ma société Milledix ainsi notamment qu'à Gobelins l'Ecole de l'Image, Sciences Po Paris et pour le groupe CapCom. J'enseigne l'écriture audiovisuelle, le montage avec FCP X ou Adobe Premiere Pro, et je forme à la vidéo-mobile, au MoJo (mobile journalism), au tournage avec Filmic Pro, Open Camera ou autres et au montage notamment avec LumaFusion, Adobe Rush et Kinemaster.

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