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A quoi sert le « zebra » ?

Le « zebra » est un mode d’assistance (une aide) au réglage de l’iris (le réglage d’exposition, ou d’ouverture du diaphragme) qu’on trouve sur la plupart des caméras professionnelles. Et de fait, aujourd’hui, sur les applis caméra les plus sophistiquées comme City ProducerFilmic Pro ou Mavis. Le « zebra » se caractérise par l’affichage de rayures (ou de zébrures) sur les zones bien exposées, voire les zones surexposées… J’en vois qui tiquent : « Ben alors, elles sont bien exposées ou elles sont sur-ex ? Parce que c’est pas la même chose » !

C’est exact. Et c’est pourquoi, je l’avoue, j’ai eu longtemps du mal sur les caméras avec cet outil qu’est le zebra. En réalité, ça n’est pas si compliqué. C’est à l’utilisateur de définir (et régler) dans les paramètres de la caméra ou de l’appli, la sensibilité d’affichage de ces zébrures sur les images. Ce réglage se fait en pourcentage. Réglé à 70%, le zébra indique avec ces rayures les zones claires les mieux exposées dans l’image. Tandis qu’en le réglant à 100%, les rayures indiqueront les zones claires ou blanches surexposées. Dans les deux cas, les zones non zébrées correspondent aux zones les moins exposées… ce qui ne veut pas dire pour autant qu’elles sont toutes sous-exposées. Voici, en images, comment profiter de cette assistance au réglage de l’iris dans City Producer, Filmic Pro et Mavis.

L’appli Mavis est la championne du zebra puisque dans sa prochaine version -que nous avons en test- elle permet d’en paramétrer deux : un à 70% pour afficher les zones claires bien exposées et un second calibré par exemple de 90 à 100% pour hachurer les zones sur exposées. En choisissant pour chacun une couleur distincte afin de repérer les différentes zones à l’écran.

Au zebra, pour régler l’exposition, certains pros de la vieille école préfèrent les « scopes » ou « waveform », d’autres assistants qu’on trouve sur les caméras ainsi que sur les applis pro.

Laurent Clause

Laurent Clause

Je suis journaliste par vocation, spécialiste des nouvelles technologies depuis la fin des années 80, tout particulièrement de celles liées à la création et à la communication. Réalisateur via ma société Milledix, je suis aussi formateur : à Gobelins l'Ecole de l'Image, à Sciences Po Paris, pour le groupe CapCom ou ma société Milledix, j'enseigne l'écriture audiovisuelle, le montage avec FCP X ou Adobe Premiere Pro et surtout la vidéo-mobile (tournage et montage sur smartphone).

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