A la une

Sennheiser MKE 400 : un petit canon qui va faire référence

Pour 200 €, le nouveau MKE 400 de Sennheiser délivre un son remarquablement clair et précis. De quoi faire de l’ombre à Rode dans la catégorie des petits micro directionnels « généralistes ».

Un modèle MKE 400 existait depuis plusieurs années chez Sennheiser. Mais ce canon fin (env. 215€) était d’abord destiné aux appareils photo compacts et aux DSLR : il fallait disposer d’un adaptateur TRS/TRRS pour pouvoir l’utiliser avec un smartphone.

MKE 200

Avec le même design que le MKE 200 (100€) sorti il y a quelques mois, le nouveau MKE 400 (220 €) rajeunit et est dorénavant livré lui avec deux cordons différents pour se brancher aussi bien sur un DSLR que sur un smartphone. Comme le MKE 200, le nouveau MKE 400 est monté sur un support antichoc, et son cylindre est équipé d’une bonnette anti-vent intégrée. Mais un vrai dead-cat est aussi fourni plus les tournages les plus venteux.

Sur le micro

En plus d’être nettement plus long que le MKE 200, le 400 dispose d’un filtre low-cut et d’un commutateur à trois sensibilités (-10, 0 et +20 dB), à l’instar d’un Rode VideoMic Pro Plus par exemple. Ainsi que d’une prise écouteurs et de deux boutons + et – pour régler le volume. Attention, ce dispositif d’écoute ne remplace pas le « vrai » monitoring audio proposé par certaines applis caméra comme Filmic Pro : il permet certes d’écouter le son pris pas le micro, mais sans l’assurance que le smartphone l’enregistre bel et bien.

Alimenté par deux piles

Branché à un smartphone via le câble TRRS  fourni (et un adaptateur Lighnting ou USB-C selon le type, smartphone/tablette utilisé) le MKE 400 s’allume automatiquement sitôt lancée une appli caméra. En témoigne sa petite diode qui passe au vert. En revanche, avec un DSLR, il faut appuyer sur la diode en question, qui fait office d’interrupteur marche/arrêt, pour mettre le micro sous tension. Quel que soit le type d’appareil auquel il est relié, le micro est alimenté par deux piles AAA fournies, plutôt qu’une batterie rechargeable, à insérer en soulevant facilement une trape sur l’arrière.

Un son clair même à plusieurs mètres

A l’usage, le MKE 400 prouve qu’il est bien très directionnel, ne captant que faiblement le son sur les côtés contrairement à la plupart des petits canons chinois, et même moins qu’un Rode VideoMic Pro Plus notamment. Mais comparé à ce dernier -dont il est un concurrent direct au vu de son prix, 200 € contre 260 pour le Rode-, le son du MKE 400 apparaît bien plus clair et précis. C’est déjà audible à 0 dB, où le VideoMic Pro Plus sonne plus fouillis. Mais à +20 dB -réglage auquel je recours souvent pour m’éloigner d’un sujet qui tte à recourir au téléobjectif du smartphone- le son du MKE 400 reste très clair et bien équilibré, alors que le Rode sature naturellement.

Je salue au passage le système anti-vent intégré du MKE 400 (dont profite aussi le MKE 200) et qui m’a épargné le recours à la « rycote » poilue fournie en option alors que le vent commençait à souffler. Tandis que le Rode devenait rapidement inaudible même avec le vent dans le dos, le MKE ne m’a obligé à le recouvrir de sa bonnette physique qu’en présence de vraies bourrasques. Pour un résultat carrément concluant.

Nouveau standard pour le Mojo ?

Reste le filtre low-cut dont je vous avoue n’avoir pas bien compris l’utilité. Le MKE 400 délivre un son précis composé d’une majorité de mediums et d’aigus et j’aurai plutôt préféré un filtre passe-bas pour lui rendre quelques graves, au contraire.

Quoi qu’il en soit, pour 200€, ce petit canon Sennheiser va rejoindre mon kit de tous les jours en remplacement du VideoMic Pro Plus Rode.

Laurent Clause

Laurent Clause

Journaliste par vocation, spécialiste des nouvelles technologies depuis la fin des années 80, je suis devenu réalisateur d'images et formateur, formateur vidéo smartphone en particulier. J'interviens avec ma société Milledix ainsi notamment qu'à Gobelins l'Ecole de l'Image, Sciences Po Paris et pour le groupe CapCom. J'enseigne l'écriture audiovisuelle, le montage avec FCP X ou Adobe Premiere Pro, et je forme à la vidéo-mobile, au MoJo (mobile journalism), au tournage avec Filmic Pro, Open Camera ou autres et au montage notamment avec LumaFusion, Adobe Rush et Kinemaster.

Leave a Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.