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Android va-t’il ressusciter le reflex ?

Le chinois Yongnuo travaille à un concept de boîtier reflex ultra plat à monture EF Canon, piloté par Android.

Les smartphones tuent les appareils photo-numériques à petit feu. Pourtant, tel un phœnix, le reflex est peut-être sur le point de ressusciter grâce au système des smartphones. C’est le pari du chinois Yongnuo qui travaille depuis fin 2018 à un curieux boîtier baptisé YN450, repéré sur un salon japonais par le site américain newsshoter : à l’intérieur un capteur Panasonic micro 4/3 de 16MP couplé à un processeur Qualcomm 8 cœurs, 3 Go de RAM, 32 Go de mémoire de stockage (alors que le stockage externe sur carte mémoire est pour l’heure curieusement limité à 32 Go). Et pour faire tourner ce YN450, une version 7.1 du système Android.

L’appareil peut filmer en 4K a 30 images par seconde et l’appareil photo shooter en RAW à 16MP. L’arrière de l’aparreil intègre un écran tactile multipoints de 5 pouces en 1080p, en tous points comparable à celui de nombreux smartphones Android, pour faire tous les réglages y compris, bien sûr, la mise au point. Le YN450 intègre un micro stéréo, une prise mini-jack pour des écouteurs -maême si rien n’indique que l’appli pré-installée gère le monitoring audio !- et un GPS. Sous le boîtier, un pas de vis standard et un slot pour une carte SIM.

Pour faire le buzz, Yongnuo a lancé un concours sur les réseaux sociaux pour nommer ce nouveau concept. Sans surprise, « Smart Camera » l’a emporté. En attendant, ceux qui ont eu en main les prototypes du YN450 sur différents salons depuis quelques mois regrettent l’absence de nombreuses fonctions pro (zebra, focus peaking, cadence d’enregistrement limitée au 30fps…) et déplorent surtout une assez piètre qualité d’image. Le YN450, dont firmware et appli devraient évoluer avant sa sortie d’ici l’été, pourrait être commercialisé, sans optique, sous la barre des 500$.

Laurent Clause

Laurent Clause

Je suis journaliste par vocation, spécialiste des nouvelles technologies depuis la fin des années 80, tout particulièrement de celles liées à la création et à la communication. Réalisateur via ma société Milledix, je suis aussi formateur : à Gobelins l'Ecole de l'Image, à Sciences Po Paris, pour le groupe CapCom ou ma société Milledix, j'enseigne l'écriture audiovisuelle, le montage avec FCP X ou Adobe Premiere Pro et surtout la vidéo-mobile (tournage et montage sur smartphone).

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