Généralités

70€ d’accessoires pour commencer le MoJo

70€, c’est le budget accessoires minimum pour commencer à faire des reportages vidéo avec un smartphone. De quoi acheter un trépied pas cher, un grip à poignées basique et un micro cravate premier prix.

Parmi les critères de « professionnalisme » des vidéos, la stabilité des images et la qualité du son arrivent en premiers. Avant de songer à investir dans de la lumière ou dans un stabilisateur, mieux vaut s’équiper d’un pied, d’un grip (un support universel pour fixer le smartphone sur le pied) et d’un microphone.

1• Le pied
Pour choisir un trépied, outre sa solidité et sa faciliter de mise en place, il faut regarder :
– sa hauteur maximale une fois déplié, les modèles professionnels montant haut (au delà de 1,70m) pour filmer une « grande » personne debout,
– la fluidité de sa rotule : celle des pieds « photos » est assez rigide, tandis que celle des vrais pieds vidéo est souple pour permettre de réaliser des mouvements fluide en filmant,
– son poids qui tient à au matériau des pieds : généralement en aluminium, en fibres de carbone pour les meilleurs.
Soyons clair : les modèles répondants à l’ensemble de ces critères coûtent plusieurs centaines d’euros. Alors quand on commence, on fait des concessions à tous les niveaux. Pour un trépied correct comme celui d’Amazon, pas trop lourd et montant raisonnablement haut, comptez un peu moins de 30€. Déplié, il culmine à 152 cm mais sa crémaillère lui permet de monter à plus de 1m70. Pour aller plus haut, vous devrez le surélever sur une table par exemple. Mais oubliez les panoramiques avec sa rotule trop rigide. Ces mouvements, vous les ferez bien mieux à deux mains avec un grip à deux poignées (voir plus bas).
Option 2, un peu plus cher (un peu moins de 50€) un monopode comme le modèle Manbilly. Il montera un  peu plus haut, permettant de filmer une personne debout, mais ne convient pas pour des plans en plongée ou en contre-plongée faute d’une tête articulé. Limité donc aux interviews.

2• Le grip
C’est la pièce maîtresse du kit puisqu’elle permet de sécuriser le smartphone et de le fixer sur un pied. Ce n’est souvent qu’une pince vissable alors qu’elle peut aussi permettre de tenir le smartphone pour des prises de vue à mains levées. Voilà pourquoi j’apprécie le modèle Ulanzi : pour moins de 20€, ce grip à double-poignées facilite une prise en main stable du smartphone et à l’horizontale. Le grip se visse sur un trépied aussi bien en mode paysage qu’en mode portrait et propose, sur sa partie supérieure deux « cold shoes » (griffes flash) pour venir fixer un micro canon, un récepteur dans fil ou une petite lampe (« minette ») LED. A côté des cold shoes, sur l’itération la plus récente de ce grip, on trouve deux pas de vis supplémentaires pour venir fixer des bras magiques (bras métalliques articulés) pour ajouter d’autres accessoires éventuellement.

3• Le micro
Un modèle universel TRRS s’impose. Mais deux choix de micro sont possibles pour qui veut commencer.
Si l’on se destine surtout à des interviews illustrées, le micro cravate est une évidence. Parmi les modèles d’entrée de gamme, le Boya BY-M1 a moins de 20€ a toujours le meilleur rapport qualité/prix. Il présente un câble de 6 mètres -souvent fastidieux à démêler et rembobiner- et peut en outre être utilisé aussi avec un appareil photo-numérique. Il suffit pour cela de basculer son petit interrupteur en position « Caméra » pour que sa prise TRRS devienne TRS…
Si l’on vise plutôt le reportage et les micro-trottoirs où il n’est pas question d’installer un micro sur les gens qui parlent, mais de les filmer rapidement ou en mouvement, le micro canon est le meilleur choix. A moins de 40€, le  Boya BY-MM1 est le modèle au meilleur prix aujourd’hui. Avec, quand même, une portée limitée : la distance idéale de prise de son est généralement entre 80 cm et 1m50.

A ces accessoires, vous n’oublierez pas d’ajouter :
l’adaptateur Apple Lightning/mini-jack pour brancher le micro si vous avez un iPhone 7 ou suivant,
– ou l’adaptateur USB-C/mini-jack équivalent si vous utilisez un smartphone Android dépourvu de prise mini-jack.

Laurent Clause

Laurent Clause

Journaliste par vocation, spécialiste des nouvelles technologies depuis la fin des années 80, je suis devenu réalisateur d'images et formateur, formateur vidéo smartphone en particulier. J'interviens avec ma société Milledix ainsi notamment qu'à Gobelins l'Ecole de l'Image, Sciences Po Paris et pour le groupe CapCom. J'enseigne l'écriture audiovisuelle, le montage avec FCP X ou Adobe Premiere Pro, et je forme à la vidéo-mobile, au MoJo (mobile journalism), au tournage avec Filmic Pro, Open Camera ou autres et au montage notamment avec LumaFusion, Adobe Rush et Kinemaster.

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