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Rode VideoMic NTG : canon court, son pro

Le dernier canon de Rode se destine autant aux DSLR qu’aux smartphones : un modèle stéréo hyper directionnel sur batterie, avec niveau réglable, boosters de fréquence, connectique intelligente… Le concurrent direct du Deity V-Mic D3 Pro.

Inspiré du Deity V-Mic D3 Pro

Si vous connaissez les caractéristiques techniques du V-Mic D3 Pro de Deity, vous ne serez pas surpris par celle du Rode VideoMic NTG. Notamment une mollette de volume graduée de 0 à 15 pour régler le niveau d’entrée du micro. Et un support coulissant pour avancer/reculer le micro, auquel Rode a ajouté des gouttières pour éviter aux cordon de pendouiller. Des cordons justement, il y en a deux. Le premier est un curieux câble TRRS/TRRS pour une sortie mini-jack « intelligente ». Celle-ci détecte le type d’appareil au bout (DSLR ou smartphone), pour ajuster la connectique du micro. Une belle idée empruntée au V-Mic de Deity. Si je dis que ce câble est « curieux » c’est qu’il ne s’agit pas en réalité d’un câble TRRS ordinaire. Preuve en est qu’en voulant le prolonger avec une rallonge Rode SC1, j’ai obtenu à l’enregistrement un son hâché et parasité. Pour déporter le NTG avec succès -comme vous le verrez dans la vidéo-, j’ai branché le câble TRS/TRS de mon VideoMic Pro+ sur le micro et je l’ai prolongé par un adaptateur Rode SC4 puis une rallonge SC1. J’explique dans la courte vidéo en anglais ci-dessous, comment contourner ce petit problème plus simplement.

Pour ordi et tablettes aussi

Le second câble est un USB-C/USB-3. Il permet d’abord de recharger la batterie du micro.  Rode annonce une autonomie de 30h d’autonomie. Malheureusement aucun voyant ne prévient quand le micro est à cours de jus. Le câble USB permet ensuite de relier le micro à un ordinateur ou une tablette. Le VideoMic peut ainsi être utilisé aussi pour une visioconférence ou un podcast. Et pas seulement comme un micro de tournage « mobile ». A condition d’être dans une pièce feutrée ! Parce que compte tenu de la précision du son enregistré, l’écho s’entend bien ! Heureusement, quand il est branché en USB, la prise mini-jack permet de connecter des écouteurs sur le micro pour faire du monitoring audio. Et de contrôler l’utilisation des petits boutons au sommet. Ceux-ci boostent les fréquences aigües, activent un filtre passe haut, enregistrent à -20 dB ou à + 20 dB sur un seul canal avec un “safety channel” à 0 dB sur l’autre.

 

Ce que j’en pense

Les nuances de fréquences obtenues à l’enregistrement en jouant avec ces options ne sont vraiment perceptibles qu’à très courte distance. Ou dans une pièce quasi capitonnée. Vendu comme micro de reportage, le VideoMic NTG donne surtout la mesure de sa haute fidélité en studio ou déporté, perché, et placé à moins de 50 cm des voix. Vous le verrez (et l’entendrez) dans la vidéo. Faute d’un studio insonorisé, c’est en extérieur sur une Rycote, ou fixé à la base de mon stabilisateur, que j’ai réellement apprécié les qualités sonores du NTG. Qui est tout de même vendu 100€ de plus que le Deity… que j’aimerais bien tester, du coup, pour comparer !

Laurent Clause

Laurent Clause

Journaliste par vocation, spécialiste des nouvelles technologies depuis la fin des années 80, je suis devenu réalisateur d'images et formateur, formateur vidéo smartphone en particulier. J'interviens avec ma société Milledix ainsi notamment qu'à Gobelins l'Ecole de l'Image, Sciences Po Paris et pour le groupe CapCom. J'enseigne l'écriture audiovisuelle, le montage avec FCP X ou Adobe Premiere Pro, et je forme à la vidéo-mobile, au MoJo (mobile journalism), au tournage avec Filmic Pro, Open Camera ou autres et au montage notamment avec LumaFusion, Adobe Rush et Kinemaster.

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