A la une

Hollyland Lark 150 Duo : 2 super micros sans fil

Deux micros sans fil dont on règle le niveau séparément sur le récepteur, un boîtier de rangement qui les recharge, l’enregistrement en mono ou stéréo… Pour moins de 300 €, le Lark 150 Duo de Hollyland est un sérieux concurrent du Rode Wireless Go II avec les DSLR… et dans une moindre mesure avec les smartphones.

La marque

Hollyland est un fabricant chinois de solutions professionnelles de transmission sans fil. Tout spécialement des “intercomms” (pour communiquer à plusieurs sur un tournage, un événement ou un un spectacle) ainsi que des ponts HDMI (qui transmettent un signal HDMI sur un cinquantaine de mètres d’un boîtier émetteur à un boîtier récepteur) . Début 2021, Hollyland annonçait une solution audio relativement grand public, le Lark 150. Ce système est comparable au Blink 500 de Saramonic ou au Comica Boom X-D2 : un micro sans fil (émettteur/récepteur) déclinée en version Duo avec deux émetteurs et un récepteur… mais qui en fait un peu plus que la concurrence.

La boîte magique

Première spécificité, le boîtier de rangement fait office de chargeur. Emetteurs et récepteur sont équipés de batteries qui se remettent en charge sitôt rangés dans la grosse boîte. Les micros se rechargent complètement en 45 minutes, le récepteur en 1h. Et la boîte totalement déchargée se recharge en USB en 150 minutes. Le seul fait d’extraire les émetteurs (TX) et le récepteur (RX) de la boîte suffit à les activer et à les mettre en communication. Quand je pense au temps que perds à recharger les différents émetteurs/récepteurs de mes Wireless Go ou Blink 500, le Lark 150 est une bénédiction ! Détail au passage : j’ai testé moi la version blanche du Lark 150 Duo qui est surtout commercialisé en noir. La couleur n’est pas anodine, puisque c’est celle des émetteurs qui sont souvent visibles puisqu’on les accroche aux vêtements…

Les émetteurs

Les micros (TX) des Rode Wireless Go sont petits… Ceux du Lark 150 le sont plus encore. Il sont surtout dotés d’un bouton « Mute » pour les rendre silencieux. Ce bouton  fonctionne en va-et-vient avec le récepteur, duquel il est aussi possible de « muter/démuter » chaque émetteur en pressant chaque mollette de volume. Chaque émetteur intègre un micro d’excellente qualité -vous en jugerez dans la vidéo- et une prise TRS pour connecter un micro cravate. Hollyland livre évidemment deux capsules qui sonnent un petit peu moins clair que le micro intégré des émetteurs. Deux diodes signalent l’état de charge de la batterie de l’émetteur (en vert ou orange) et la communication avec le récepteur (en bleu ou en jaune). Hollyland a même poussé le souci du détail jusqu’à doter différencier les diodes des deux émetteurs de nuances de bleu différentes (bleu clair et bleu foncé), reportées sur le récepteur pour les distinguer. Notez aussi que les Lark 150 sont livrés avec des bonnettes poilues (“dead cats”) qui se fixent sur la prise mini jack du micro cravate pour recouvrir le micro intégré des émetteurs et atténuer le bruit du vent. Et que lesdites bonnettes sont fournies dans la couleur des émetteurs : noire avec un kit noir, blanche avec un kit en version branche !

Le récepteur

Plus volumineux que les émetteurs et, de fait, beaucoup plus que le récepteur d’un Rode Wireless Go II ou d’un Saramonic Blink 500, le récepteur (RX) du Lark 150 a plusieurs fonctions. Il permet, on l’a dit, de “muter”/“démuter” chaque émetteur, d’en régler le niveau d’enregistrement avec deux molettes séparées en y branchant des écouteurs pour “monitorer” le son. Surtout, d’un appui long sur la mollette de gauche, il propose trois modes d’enregistrement. Au choix,

  • mono : les deux micros, s’ils sont utilisés- sont enregistrées mixés en mono sur les deux canaux ;
  • safety track : le canal gauche enregistre le son au volume qu’on a réglé, tandis que le canal droit enregistre une piste de secours à -6 dB;
  • stéréo :  les deux micros, s’ils sont utilisés, sont enregistrées séparément sur les canaux gauche et droit.

Malheureusement, ces modes d’enregistrement ne concernent que les appareils photo numériques, pas les smartphones ! Le Lark 150 Duo a beau être livré avec deux cordons (TRS/TRS et TRS/TRRS) pour relier sa prise Line Out, respectivement aux appareils photo et aux smartphones, seuls les premiers sont en mesure d’enregistrer en stéréo. La prise TRRS cantonne les smartphones à l’enregistrement en mono. Hollyland n’a pas pensé (ou souhaité) fournir une solution permettant de relier le récepteur (RX) en numérique, sur la prise Lightning des iPhones ou l’USB-C des Androids pour les faire profiter de ces trois modes d’enregistrement.

Conclusion

C’est finalement le principal grief de ce Lark 150 Duo que le prix (260 €) met à la portée du plus grand nombre. Avec leur connectique USB-C, les Rode Wireless Go II et Comica Boom XD-2 sont eux en mesure de séparer les micros quand ils sont utilisés avec des smartphones. Pour le reste, la boîte de chargement, la qualité de son du Lark 150 Duo et certains détails surpassent la concurrence. J’ai regretté, pour ma part, la courte longueur du câble TRRS. La sortie Line Out du RX étant sur  sa tranche gauche, il est simple de le relier à l’entrée Mic des appareils photo numériques avec le petit câble TRS/TRS fourni. Mais pour rejoindre, sur la droite, la prise des smartphones, le câble TRRS lui est un peut juste. C’est un peu accessoire, j’en conviens, vu ce que qu’offre ce kit bien pensé, commercialisé théoriquement en 3 versions : Duo (telle que je l’ai testée avec la boîte de chargement, un RX et deux TX), Solo (la boîte ne contenant qu’un seul TX en plus du RX), et Single TX (un TX tout seul pour compléter la version solo achetée précédemment). On ne le trouve en France actuellement qu’en version Duo !

Laurent Clause

Laurent Clause

Journaliste par vocation, spécialiste des nouvelles technologies depuis la fin des années 80, je suis devenu réalisateur d'images et formateur, formateur vidéo smartphone en particulier. J'interviens avec ma société Milledix ainsi notamment qu'à Gobelins l'Ecole de l'Image, Sciences Po Paris et pour le groupe CapCom. J'enseigne l'écriture audiovisuelle, le montage avec FCP X ou Adobe Premiere Pro, et je forme à la vidéo-mobile, au MoJo (mobile journalism), au tournage avec Filmic Pro, Open Camera ou autres et au montage notamment avec LumaFusion, Adobe Rush et Kinemaster.

Leave a Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.